Direction Millau et son parc naturel des Grands Causses pour le 2ème rendez-vous de la saison: le Mondraker All-Mountain Challenge. Un événement particulier puisqu’il mêle 2 formats de course différents. Au menu du samedi, 5 spéciales d’Enduro suivi le dimanche d’une boucle de XC en mode poursuite sur la base des écarts de la veille. Et tout cela avec le même vélo! Les possibilités de changements étant réservées uniquement au choix pneumatique. Enfin, afin d’établir une certaine parité entre les 2 épreuves, un coefficient de 3,2 est introduit pour multiplier le retard concédé sur le premier coureur au terme de la première journée.
Mise en condition et reconnaissances des spéciales 3 et 4 avec Jérémy Arnould et François Bailly-Maître durant la journée du vendredi sous un soleil éclatant et une douceur bienvenue. Contraste cinglant le lendemain au Rozier, point de départ de l’épreuve Enduro. Briefing dans une fraîcheur hivernale et ciel gris guère engageant. Après une longue mais belle première liaison, le départ du premier coureur coïncide avec les premières gouttes de pluie.
Loin d’une averse passagère, les précipitations s’intensifient et rendent l’évolution en spéciales bien plus périlleuse. « Rioux Sec », la 3ème spéciale, porte décidément bien mal son nom en cette froide et maussade journée. Ravitaillement revigorant et accalmie du déluge permettent d’aborder plus sereinement les deux dernières descentes chronométrées. De très beaux tracés, techniques, glissants, le plaisir est bien là!
En léger manque de rythme, je termine 12ème de cette première journée. Mais plutôt satisfait d’avoir épargné la machine et le bonhomme dans ces conditions. J’accuse malgré tout une belle fatigue après ces 40 kilomètres et 1600 mètres de grimpette dans le froid et l’humidité. En prévision du lendemain je réalise quelques modifications sur ma monture: changement pneumatique, disque de frein avant et géométrie du cadre.
Le réveil dominical a lieu dans le fraîcheur mais les nuages ont disparu. Après une liaison en guise d’échauffement, mise en grille aux abords du fameux viaduc. Le vent souffle, ça « caille ». Je m’élance peu après 10h30 avec un retard de 6 minutes 14 sur le vainqueur de la veille, Théo Galy. Au menu, près de 30 kilomètres et 900 mètres d’ascension pour tenter de grapiller quelques places…et ne pas trop en perdre. Malgré mon manque de repères sur ce type d’effort, je trouve rapidement la bonne carburation et rattrape quelque coureurs.
Le parcours est vraiment magnifique. Quasiment que du sentier monotrace avec quelques beaux passages techniques, un vrai régal! Joris Bagnole me double à mi-course, je le garde en visuel jusqu’au ravito. Le dernier tiers de la poursuite s’avère un véritable mano a mano avec Simon André, repris, et Benoît Soutadé, revenu de l’arrière. Chacun y va de ses accélérations. Ma méconnaissance du parcours associée à mon manque de lucidité et un léger manque de jus dans le final m’empêchent de faire la différence. Nous terminons les trois en l’espace de 8 secondes.
Finalement, bien aidé par mon Felt Decree sacrément polyvalent, je termine 8ème de la course (10ème temps du XC) avec un grand sourire tant je me suis amusé à retrouver ce format de course plus pédalant et tout sauf ennuyant. Merci à l’organisation pour cet événement unique et original.
Je lorgne désormais avec une grande motivation sur mon prochain objectif: la Transvésubienne. Une 5ème participation sur cette course mythique des Alpes maritimes qui sera disputée avec un nouveau format sur 2 jours. Un sacré week-end en perspectives en Vésubie.
A bientôt.
Emmanuel
© Photos Wildtrack/Bussier